---D E C O U V E R T E--- "Ramatuelle. Un conseil... Avant d'aller découvrir les ruelles sinueuses enjambées de voûtes et d'arcs de Ramatuelle, la maison seigneuriale au centre du village avec son joli marteau de bronze et sa cheminée en bois, les portes anciennes en plein cintre, avant d'aller retrouver les vestiges des fortifications avec, à l'est, la porte dite "des Sarrasins", je souhaiterais vous avertir d'une chose : j'ai toujours détesté la visite avec les parents de ces monuments, la plupart en ruine, qui ventaient les mérites d'illustres inconnus le plus souvent disparus. Alors, de grâce, si vos enfants rechignent à vous suivre dans cette excursion pédestre, confiez-les à la terrasse d'un des cafés de la place de l'Ormeau. On leur servira, durant vos pérégrinations, une limonade sous la tonnelle. Ils seront bien à écouter les cigales ! Sans oublier la Saint Dindon... | |||||||||
Rahmatu'llah ou Ramatullici ? On prête au nom de Ramatuelle deux origines : l'une a l'accent du sud : Rahmatu'llah !
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Entre pierres et rochers La route qui monte au village tourbillonne entre les chênes-lièges et les pins parasols, comme si elle hésitait avant d'entrer dans la place ! Suivant l'axe unique de la circulation, vous longerez d'abord l'enceinte circulaire des anciens remparts. Garez-vous ! Au passage, si l'il vous en dit, vous remarquerez certains encadrements de portes et de fenêtres du début du XVII ème siècle. A quelques mètres, rue du Moulin Roux, la porte Sarrasine a conservé son aspect d'origine. De l'intérieur, on distingue encore la glissière de la herse. La pierre porte encore les marques des gonds installés en 1792 pour fermer l'entrée à l'aide de deux vantaux. On s'est battu dans ces recoins, on s'est tué, la pierre saignait... Poursuivant vers la rue du Clocher, un petit bâtiment blanc sans toit, aux formes arrondies, retiendra sûrement votre regard. Il date de Napoléon III dont la nomination à la tête de l'Empire souleva des liesses dans le village et donna lieu à libations. Ce sont d'anciennes prisons. Elles furent construites sous l'Empereur dans le style arabisant. | ||||||||
| Rue Rompe Cu et alentour La rue Saint-Esprit est à côté. Engouffrez-vous ! Vous pénétrez dans le centre du village. On dirait un labyrinthe. Ruelles étroites se succèdent. Attention, elles sont en pente et en gradins. Des passages évitent de trop tourner et permettent de passer en traverse de la place de l'Ormeau à la porte Sarrasine en glissant par la rue Rompe Cu, c'est dire si en hiver !... Sur l'actuelle place Gabriel Péri, autrefois "du Château", se dresse l'ancienne demeure seigneuriale des Audibert. C'est l'un des derniers seigneurs du village qui laissa plutôt mauvaise impression olfactive et des dettes envers la commune dont il ne s'acquitta jamais. Adossée aux anciens remparts dont le chemin de ronde court encore sur la toiture, l'église paroissiale est du XVI ème siècle .> | ||||||||
> Vous remarquerez à l'intérieur, dans une niche, deux statuettes en bois doré du XVI ème siècle et un buste de Saint-André taillé dans une souche de figuier. Saint-André est le patron de Ramatuelle. Et Notre-Dame le nom de l'église paroissiale. Si tant de lieux ramatuellois portent le nom de sarrasin, c'est bien parce que les barbares mauresques occupèrent au VIII ème siècle Ramatuelle et la région en rançonnant les habitants. Mais en 972, Guillaume 1er, comte de Provence, mit fin à leurs méfaits (Ouf !). C'est de cette époque que datent les hautes murailles qui entouraient le village. Mais pas encore la Saint-Dindon ! | |||||||||